Mon banquier tousse lorsqu’il regarde mes comptes professionnels…
Zone de fortes turbulences en vue...Je n’ai pas envie d’en parler à mon équipe.
... Bonne ou mauvaise stratégie ?
Beaucoup de chefs d’entreprise, notamment dans les petites structures, se reconnaîtront dans cette situation.
- Un carnet de commandes qui ralentit.
- Une trésorerie qui se tend.
- Des charges qui continuent de tomber avec la régularité d’un métronome suisse.
Et cette question qui revient souvent, parfois dès le réveil :
- « Comment vais-je faire ?
Et surtout…« je ne veux pas que cela se sache. »
- Peur d’inquiéter les collaborateurs.
- Peur qu’un client perde confiance.
- Peur qu’un concurrent utilise cette fragilité.
Alors on garde le silence. Mais est-ce vraiment la meilleure stratégie ?
Il n’existe pas de réponse universelle
En réalité, il n’y a pas de “bonne” ou de “mauvaise” réponse.
Tout dépend des risques que vous êtes prêt à prendre :
- pour vous-même,
- pour votre entreprise,
- et pour vos équipes.
La vraie question est peut-être celle-ci :
Quel est le plus grand risque ?
- Le risque qu’une information s’ébruite ?
- Le risque d’une démission ?
- Le risque qu’un client ou un concurrent apprenne que votre entreprise traverse une période difficile ?
- Ou le risque que vos collaborateurs ne comprennent plus :
- Votre vision,
- Votre stratégie,
- Vos décisions à court terme,
- Vos attentes,
- et parfois même… votre tension ?
Les équipes perçoivent souvent les difficultés avant qu’on leur en parle
Dans une petite entreprise, peu de choses restent invisibles très longtemps.
Les collaborateurs sentent :
- Le stress du dirigeant,
- Les changements d’ambiance,
- Les décisions inhabituelles,
- Les dépenses reportées,
- Les priorités qui changent.
Et lorsque rien n’est expliqué, chacun construit sa propre interprétation.
Souvent plus inquiétante que la réalité.
Une communication adaptée peut devenir un formidable levier.
Pour avoir travaillé dans des environnements traversant des crises importantes, avec des enjeux forts pour la pérennité des structures, j’ai pu constater une chose essentielle :
Un discours juste et adapté sur les difficultés rencontrées peut produire un effet levier extrêmement puissant.
Contrairement à certaines idées reçues, les collaborateurs ne fuient pas les périodes difficiles.
Lorsqu’ils aiment leur environnement de travail et qu’ils se sentent respectés, beaucoup ont envie de participer au redressement collectif.
J’ai vu des équipes :
- Fournir davantage d’efforts,
- Faire preuve d’une solidarité remarquable,
- S’impliquer avec une énergie nouvelle,
- Simplement parce qu’elles comprenaient les enjeux.
Attention : transparence ne signifie pas tout dire.
Il ne s’agit évidemment pas de partager tous les détails financiers de l’entreprise.
Au contraire.
Le dirigeant doit aussi protéger ses équipes d’un stress excessif ou d’inquiétudes contreproductives.
Mais entre le silence total et la transparence brutale, il existe une voie plus équilibrée :
- Expliquer les défis,
- Donner du sens,
- Partager un cap,
- et montrer que des actions concrètes sont engagées.
Traverser une zone de turbulences devient alors un effort collectif, où chacun peut contribuer à son niveau.
Et le dirigeant dans tout cela ?
Porter seul les inquiétudes d’une entreprise est extrêmement lourd.
Partager une partie de la réalité avec ses équipes permet souvent :
- d’alléger la pression,
- d’améliorer les relations internes,
- et de sortir d’un isolement dangereux pour la prise de décision.
Taire totalement le sujet n’est en effet pas toujours une protection.
Cela peut aussi devenir un facteur supplémentaire de tension.
Vous n’êtes pas obligé de traverser cela seul.
Dans ces périodes sensibles, il peut être utile de se faire accompagner :
- Pour adapter sa communication,
- Pour fédérer ses équipes,
- Pour garder de la lucidité,
- et pour maintenir une dynamique collective malgré les difficultés.
Vous vous sentez concerné ?
Je serais ravie d’échanger avec vous.